Consentement marketing : comment concilier performance et conformité RGPD ?

Consentement marketing : comment concilier performance et conformité RGPD ?

Le consentement marketing n’est plus une simple case à cocher. C’est devenu un sujet stratégique, scruté de près par les autorités et pouvant coûter très cher aux entreprises. En France, la plus grosse sanction a atteint 50 millions d’euros

Ce contexte pousse les marques à revoir leur manière de collecter l’accord des utilisateurs, sans pour autant freiner leur performance commerciale. 

La solution : transformer cette étape en expérience positive. 

Pour cela, on peut : 

  • Optimiser les formulaires de collecte, 
  • Valoriser le partage d’opt-in, 
  • Rassurer les utilisateurs 
  • Gamifier le consentement

Dans cet article, nous partageons les bonnes pratiques ainsi qu’un exemple de campagne inspirante pour allier conformité RGPD et résultats.

SOMMAIRE

  • Qu’est-ce que le consentement en marketing : une définition juridique
  • 5 erreurs fréquentent qui rendent un consentement non valide
  • Comment optimiser le consentement marketing sans compromettre la conversion ?
  • La gamification comme levier d’obtention du consentement marketing
  • Questions fréquentes sur le consentement en marketing

Qu’est-ce que le consentement en marketing : une définition juridique

Le consentement en marketing correspond à l’accord explicite donné par un utilisateur pour recevoir des communications commerciales. Il s’agit d’une condition indispensable pour collecter, traiter et utiliser ses données personnelles. 

Selon le RGPD, le consentement doit être : 

  • libre, 
  • spécifique, 
  • éclairé 
  • et univoque

Concrètement, il doit s’agir d’une action positive claire, comme cocher une case ou cliquer sur un bouton, et non d’un consentement présumé.

Dans le marketing digital, le consentement se matérialise souvent par le recueil d’opt-in pour l’emailing ou les notifications. Le double opt-in est une pratique recommandée : après un premier clic, l’utilisateur confirme son accord en cliquant sur un lien qui lui est partagé via un email de validation. 

Cette méthode renforce la conformité RGPD et améliore la qualité des listes de diffusion. Respecter ces principes permet ainsi aux marques de collecter des données légalement tout en instaurant une relation de confiance avec leurs audiences.

5 erreurs fréquentent qui rendent un consentement non valide

Certaines pratiques, encore trop répandues, peuvent rendre un consentement inutilisable et mettre en danger les performances marketing des marques. Voici les plus courantes :

  • Conditionner une offre ou la participation à un jeu marketing à l’opt-in : le consentement doit rester libre.
  • Utiliser des cases précochées dans son formulaire marketing : l’accord doit résulter d’une action claire de l’utilisateur.
  • Rédiger des mentions floues ou trop techniques : le message doit être compréhensible immédiatement et ne pas porter à confusion. 
  • Regrouper plusieurs finalités en une seule demande : chaque usage des données nécessite un consentement distinct.
  • Omettre une option claire de retrait : l’utilisateur doit pouvoir se désinscrire facilement à tout moment.

Ces erreurs peuvent entraîner la perte de toute la base collectée (qui sera en effet considérée comme non conforme au RGPD), altérer la confiance des clients et exposer la marque à de lourdes sanctions (jusqu’à 20 M€ ou 4 % du CA mondial). Elles peuvent aussi provoquer des restrictions sur les plateformes publicitaires comme Meta ou Google : limitation de la portée des campagnes ou suspension du compte annonceurs.

Comment optimiser le consentement marketing sans compromettre la conversion ?

Obtenir le consentement marketing n’implique pas de sacrifier la fluidité du parcours client. Une approche bien pensée permet de collecter l’opt-in tout en préservant, voire en améliorant, son expérience.

1. Concevoir un formulaire de collecte d’opt-in clair et progressif

L’idée ici est de limiter les champs obligatoires et intégrer la demande de consentement à un moment pertinent pour l’utilisateur. Dans une campagne gamifiée, la demande d’opt-in peut être intégrée à un écran spécifique, appelé push opt-in, qui s’affiche juste après que le participant ait joué. Ce moment est stratégique : l’utilisateur est encore engagé émotionnellement par le jeu et plus réceptif à un message clair. Cet écran, visuellement distinct, explique l’intérêt de s’inscrire (recevoir des offres, participer à d’autres jeux, accéder à des avantages) et propose une case à cocher pour donner son accord. Placé à cet instant, il capte mieux l’attention et améliore les taux de consentement.

2. Valoriser le partage d’opt-in

Offrir une dotation ou un avantage exclusif peut inciter au clic. Pour rester conforme au RGPD, le lot doit être accessible même sans consentement marketing, afin d’éviter que la collecte du consentement marketing ne soit considérée comme forcée.

3. Rassurer l’utilisateur qui vient de donner son consentement

Les marques peuvent utiliser des éléments visuels de réassurance (comme par exemple des logos ou pictogrammes de sécurité). Une fois l’opt-in collecté, elles pourront préciser comment seront utilisées les données et expliquer clairement à l’utilisateur comment il peut, s’il le souhaite, se désinscrire. Cet effort de transparence renforce l’adhésion des audiences et limite efficacement le taux d’opt-out. 

La gamification comme levier d’obtention du consentement en marketing

La gamification marketing améliore à la fois l’expérience utilisateur et le taux de collecte de consentement. En créant un moment ludique et immersif, le jeu capte l’attention dès les premières secondes et prolonge l’interaction avec la marque. L’utilisateur reçoit de la valeur (une expérience divertissante, une récompense claire et attractive et même un sentiment de réussite dans le cas d’un challenge) avant que ne lui soit demandé son opt-in. 

Dans ce contexte positif qui établit une relation gagnant-gagnant entre l’utilisateur et l’entreprise, l’accord est perçu comme une suite naturelle de l’expérience plutôt qu’une contrainte administrative.

Pour maximiser l’efficacité de la campagne, le jeu marketing doit :

  • Assurer la traçabilité du consentement (horodatage, preuve de l’accord)
  • Synchroniser automatiquement les données collectées (dont le consentement marketing) avec un CRM pour faciliter le suivi de chaque lead ;
  • Proposer des avantages attractifs en échange de l’opt-in, en restant conforme au RGPD

Avec LeadSense, les marques peuvent synchroniser automatiquement les consentements collectées grâce aux jeux interactifs avec leur CRM. Elles pourront ainsi sécuriser leur opt-in et adapter leurs campagnes marketing en temps réel.

Exemple de stratégie de consentement efficace

Pour sa campagne de Noël, Electrolux a misé sur un jeu Match 3 immersif, conçu pour générer à la fois de l’engagement et des leads qualifiés. Les participants jouaient en moyenne plus de deux parties, prolongeant ainsi leur temps d’interaction avec la marque. 

Un écran dédié au push opt-in apparaissait juste après la phase de jeu, dans un moment de satisfaction et d’attention maximale. Des dotations attractives (électroménager, codes promo) ont également permis de renforcer l’attrait du dispositif et faciliter la récolte de leur consentement marketing. 

Résultats : un taux d’opt-in de 54 % et 17 300 nouveaux inscrits à la liste de diffusion de l’enseigne.

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Questions fréquentes sur le consentement en marketing

Peut-on faire du marketing sans consentement ?

En marketing, l’envoi de communications commerciales sans consentement explicite est interdit par le RGPD, sauf dans quelques exceptions (relation client préexistante et offres similaires, par exemple). Sans consentement marketing valide, les campagnes exposent l’entreprise à des sanctions financières et à un risque pour son image.

Comment collecter un consentement marketing conforme ?

Un consentement marketing conforme doit être libre, spécifique, éclairé et donné par un acte positif clair. Le formulaire doit présenter la finalité de la collecte et permettre à l’utilisateur d’accepter ou non, sans case pré-cochée. L’horodatage et la conservation de la preuve du consentement sont indispensables pour respecter le RGPD.

Comment formuler une demande de consentement efficace ?

La demande de consentement marketing doit être courte, précise et compréhensible. Mentionner clairement ce que l’utilisateur recevra (le type de contenu et la fréquence d’envoi) augmente le taux d’opt-in. Un ton transparent et rassurant associé à un visuel clair favorise l’adhésion.

Quelle différence entre opt-in, double opt-in et consentement libre ?

L’opt-in désigne l’accord donné par l’utilisateur pour recevoir des communications marketing. Le double opt-in ajoute une étape de confirmation (par email), garantissant un consentement marketing plus sûr et traçable. Le consentement libre implique l’absence de toute contrainte ou condition liée à un avantage pour obtenir l’accord.

Quels outils pour gérer le consentement marketing ?

Un outil de gestion du consentement marketing (CMP) permet de centraliser, tracer et mettre à jour les choix des utilisateurs. Il doit permettre la synchronisation avec le CRM et la possibilité pour l’utilisateur de modifier ou retirer son consentement à tout moment. Certains outils intègrent également des fonctions de segmentation pour optimiser les campagnes tout en restant conformes au RGPD.

Le consentement marketing, s’il peut sembler contraignant pour les marques, est aussi une réelle opportunité stratégique. En optimisant votre stratégie de collecte d’opt-in, vous boostez non seulement vos performances marketing tout en vous assurant de leur conformité RGPD, mais vous renforcez aussi la relation de confiance avec vos audiences. Grâce à nos mécaniques gamifiées, vous pourrez booster efficacement votre taux d’opt-in, collecter des données first-party complémentaires et ainsi mieux activer vos leads !

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Comment collecter l’opt-in et que faire lorsqu’il expire ?

Comment collecter l’opt-in et que faire lorsqu’il expire ?

Collecter des opt‑ins n’est plus seulement une obligation légale : c’est devenu un levier stratégique pour développer votre relation client. Chaque consentement explicite permet de construire une base de contacts qualifiée, d’envoyer des messages personnalisés et de renforcer la confiance avec votre audience. Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est un opt‑in, pourquoi il est essentiel et comment le collecter efficacement, tout en restant conforme au RGPD.

Qu’est-ce que l’opt-in : définition

Une entreprise souhaitant collecter les données de prospects ou de clients pour les utiliser dans ses campagnes marketing ou processus de vente doit avant toute chose demander leur consentement. 

Elle aura le choix entre plusieurs formes d’autorisation (ou opt-in) : 

  • L’opt-in passif. Le visiteur consent à partager ses informations mais ne le fait pas de manière active. Son inscription à la base de données de l’entreprise se fait de manière automatique, après avoir réalisé un achat par exemple.  Attention, car cet opt-in n’est pas en phase avec le RGPD. 
  • L’opt-in actif (recommandé officiellement par la CNIL). Dans ce cas, la personne coche explicitement une case indiquant qu’elle souhaite s’inscrire à une liste de diffusion (comme une newsletter). Cette case n’est pas, comme pour l’opt-in passif, cochée automatiquement. La demande émane donc expressément du prospect. 

L’opt-in est l’inverse de l’opt-out. C’est un procédé via lequel l’entreprise acquiert les informations de contact de potentiel client en achetant une base d’emails, par exemple. Les destinataires n’ont donc pas donné leur consentement. 

La démarche d’opt-in peut même aller plus loin : on parle alors de double opt in. Dans ce cas précis, une demande de confirmation est envoyée par email au prospect avant de l’inscrire définitivement à une liste de diffusion.  Pour l’entreprise, c’est un moyen d’affirmer son respect du consentement de l’utilisateur. Mais aussi de s’assurer que l’adresse mail fournie est la bonne. 

Le double opt in permet également de mieux connaître son lead entrant. La marque peut en profiter pour lui proposer de sélectionner ses centres d’intérêt parmi une liste ou via une animation interactive (comme un swiper, par exemple). Elle pourra ensuite lui envoyer un contenu plus ciblé. 

Que dit le RGPD en matière d’opt-in ?

L’objectif du RGPD étant de protéger les données personnelles des citoyens de l’UE, le règlement se penche logiquement sur le cas de l’opt-in. Il insiste notamment sur l’importance de la transparence dans la manière dont les entreprises collectent les informations des consommateurs. C’est le cas tout particulièrement de leurs données personnelles, dont les adresses emails ou le numéro de téléphone (pour le SMS marketing) font évidemment partie. 

Ainsi, pour respecter le RGPD, les marques doivent s’assurer que chaque formulaire ou outil de collecte soit : 

  • Clair. Une phrase explicite doit informer la personne que ses données personnelles vont être collectées par l’entreprise. La marque doit également préciser de quelle manière les informations de contact seront utilisées ; 
  • Transparent. Il doit également être spécifié la méthode de traitement et d’utilisation des données ;
  • Univoque. Le formulaire de collecte d’opin ne doit pas porter à confusion (avec une phrase contenant une double négation, par exemple). 

L’entreprise devra ensuite conserver les permissions qui lui sont données pour se protéger en cas de plainte ou de contrôle. Les consommateurs ont de plus un droit de regard et de modification de leurs données. Il est donc obligatoire d’inclure un lien de description dans chaque email. Il permettra à l’utilisateur de signifier à la marque qu’il ne veut plus recevoir de communication de sa part. Pour rappel, sa durée de validité est de 13 mois.

3 idées marketing pour favoriser la collecte d’opt-in

Collecter des opt-ins est donc non seulement une obligation, mais aussi une opportunité pour les marques de créer une relation de confiance avec leur audience. Elles peuvent en effet en profiter pour engager les utilisateurs afin d’apprendre à mieux les connaître. Elle pourra ensuite leur partager un contenu plus pertinent. 

Voici 3 stratégies marketing pour simplifier la collecte d’adresses email. 

1. Récompenser l’opt-in

Un moyen très simple d’inciter ses cibles à partager leur adresse email et à consentir à l’envoi de communications à caractère commercial est de leur proposer une récompense en contre-partie. 

Dans l’e-commerce, il est ainsi fréquent pour les marques d’offrir une remise de 10 % sur la prochaine commande de chaque utilisateur qui s’inscrit à leur liste de diffusion. Il est aussi possible de se servir de ce levier pour booster le trafic en magasin en rendant cette réduction uniquement valable dans les points de vente physiques.

2. L’asile-colis et le QR code pour collecter des opt-ins post-achat

Un autre moyen d’augmenter efficacement son taux d’opt-in est de cibler des personnes qui connaissent déjà bien la marque et apprécient son offre. L’asile-colis est une stratégie qui consiste à glisser un support de communication, avec un outil de collecte d’opt-in, dans le colis envoyé à un client. 

Ce dernier ayant déjà réalisé un achat auprès de la marque, il sera plus susceptible d’accepter de recevoir des communications/du contenu provenant de cette dernière. Pour faciliter la collecte d’information et d’opt-in, la marque peut tout simplement glisser un QR code redirigeant directement vers le formulaire d’inscription en ligne. 

En fonction du contenu de la commande, la marque pourra plus facilement segmenter ses clients. Et leur envoyer un contenu et des offres pertinentes (par email ou SMS).

Opt-in formulaire

3. Réengager sa base d’opt-in avant expiration grâce à la gamification

La durée de validité d’un opt-in étant de 13 mois, il est important de réengager sa base de données client avant l’expiration de leur consentement. Les participants d’une campagne de l’année précédente peuvent ainsi être réactivés via une nouvelle opération pour renouveler leur opt-in. 

La gamification est un levier particulièrement intéressant dans ce cas de figure. Elle permet de collecter des opt-ins via un format interactif et ludique. Cette stratégie marketing encourage naturellement l’utilisateur à interagir avec le formulaire de collecte en intégrant des mécaniques de jeu (comme une pinata ou un puzzle). 

Le marketing gamifié booste également le taux d’opt-in en offrant aux utilisateurs une récompense en contrepartie. Il peut s’agir de : 

  • offres exclusives réservées aux abonnés à la newsletter, 
  • contenu personnalisé ; 
  • points de fidélité à réutiliser en ligne ou en magasin. 

Des solutions de Playable marketing, comme Adictiz, permettent ainsi non seulement de collecter les opt-ins, mais aussi de segmenter sa base de données en fonction des dates de collecte. L’entreprise pourra ensuite proposer de nouvelles campagnes aux participants dont l’opt-in doit être renouvelé.

Conclusion

L’opt-in n’est pas seulement une contrainte à laquelle doivent se plier les entreprises si elles veulent respecter le RGPD. C’est aussi l’occasion de tisser un lien de confiance avec son audience, d’apprendre à connaître ses prospects, de segmenter et mieux engager les consommateurs. Découvrez notre catalogue d’animations interactives pour rendre votre collecte plus engageante et efficace !

FAQ : tout savoir sur l’opt‑in

Qu’est-ce qu’un opt‑in ?
Un opt‑in est le consentement explicite d’un utilisateur pour recevoir des communications marketing ou pour que ses données soient utilisées à des fins précises. Il est obligatoire pour être conforme au RGPD.

Quelle est la différence entre opt‑in et opt‑out ?
L’opt‑in nécessite un consentement actif de l’utilisateur, tandis que l’opt‑out considère le silence comme un accord. En marketing moderne, seul l’opt‑in est conforme en Europe.

Comment collecter des opt‑ins efficacement ?

  • Proposer une valeur immédiate (promo, contenu exclusif)

  • Utiliser des formulaires contextuels ou post‑achat

  • Intégrer des mécaniques engageantes comme les jeux ou quiz

  • Permettre le choix de fréquence et de type de communication

Qu’est-ce que le double opt‑in ?
Le double opt‑in consiste à demander à l’utilisateur de confirmer son consentement via un email après l’inscription, renforçant la validité et la qualité de la base de contacts.

Pourquoi le consentement est-il important pour mon marketing ?
Au-delà de la conformité, il permet d’envoyer des messages pertinents, d’améliorer l’engagement et de renforcer la confiance avec vos contacts.

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Cookieless world : apprendre à connaître ses audiences autrement

Cookieless world : apprendre à connaître ses audiences autrement

Les cookies ont été créés pour améliorer l’expérience utilisateur des sites Web. Leur principale utilité est de permettre aux entreprises de collecter de la donnée sur leurs utilisateurs lors de leur navigation. Et donc de mieux comprendre l’audience à laquelle elles s’adressent ainsi que la manière dont elle interagit avec leur contenu. 

Le hic, c’est que l’usage des cookies a aussi soulevé de nombreuses inquiétudes, notamment concernant le respect de la vie privée des internautes. Ces dernières années, les navigateurs Web et les régulateurs ont pris des mesures pour limiter leur utilisation et protéger les utilisateurs. C’est ce que l’on appelle le cookieless world (soit une future ère sans cookies). 

La fin des cookies tiers a été annoncée pour le second semestre 2024. Google se prépare donc à se séparer de cet élément fondamental pour les marques qui l’utilisent pour optimiser leurs publicités et expérience client. 

Alors à quoi ressemble ce cookieless world et quelles sont les alternatives pour continuer de comprendre les attentes de ses clients ? Voici quelques pistes à explorer pour optimiser votre stratégie de collecte de données dans ce nouveau monde.

Google accélère l’avènement d’un cookieless world

Tout le monde en parle, mais le cookieless world tant annoncé a tardé à arriver. Google a, à plusieurs reprises, reporté la suppression des cookies tiers pour relancer le processus en 2024. Le 4 janvier 2024, le géant américain a ainsi commencé à tester un nouvel outil, “Tracking protection” qui vise à limiter le suivi des utilisateurs de site en site. 

De fait, seul un petit pourcent des utilisateurs du navigateur Chrome ont déjà basculé dans l’environnement sans cookies tiers. Dans les mois à venir, cette première phase de test sera étendue à un plus large public. Mais d’ici là, les entreprises ont encore peu de visibilité sur les effets de cette protection contre le suivi. 

D’après les dires des équipes de Google, la suppression définitive des cookies tiers devrait survenir durant le second semestre 2024…. Sous réserve néanmoins que toutes les inquiétudes subsistantes soient résolues. Il faut dire que les entreprises (tous secteurs d’activité confondus) sont encore peu ou pas préparées à la fin des cookies. Sans oublier les gouvernements qui s’inquiètent de l’impact de ce cookieless world sur la concurrence. 

Côté entreprises, on s’attend ainsi à des problèmes d’accès. Les sites qui ne fonctionnent pas sans cookies tiers pourraient ne plus être accessibles. Google s’efforce également de les rassurer avec cette première phase de “web plus privé”. Elle a ainsi annoncé qu’elle fournirait « les outils nécessaires pour réussir leurs opérations et expériences en ligne, afin qu’un contenu de haute qualité reste librement accessible ».

Les défis que pose un monde sans cookies

Les cookies ont toujours été un outil précieux pour suivre le parcours des utilisateurs et pour attribuer les conversions à des campagnes marketing spécifiques. Cependant, avec l’augmentation des préoccupations en matière de confidentialité et l’utilisation croissante de bloqueurs de publicités, les cookies deviennent moins efficaces. 

Alors que le monde évolue vers un avenir sans cookies, les spécialistes du marketing sont confrontés à de nouveaux défis pour comprendre et atteindre leurs publics cibles, optimiser leur collecte de données et leur ciblage publicitaire.

Cookieless world : le problème de l’attribution

L’attribution est l’un des principaux challenges auxquels les marques seront confrontées dans un cookieless world. Elle fait référence au processus d’identification des canaux marketing ou des points de contact qui ont conduit à une conversion ou à la réalisation d’une action souhaitée par l’entreprise (comme l’inscription à une newsletter). 

Sans cookies, il peut être plus difficile de suivre les utilisateurs sur tous les appareils et navigateurs. Mais surtout plus complexe d’attribuer les conversions à des campagnes ou efforts marketing spécifiques. Les entreprises vont donc manquer de données pour optimiser leur stratégie au moment de cibler les canaux les plus susceptibles de convertir leurs prospects.

La fin des données comportementales

Un autre défi de l’attribution dans un monde sans cookies est la perte de données granulaires (ou comportementales). Les cookies permettaient aux entreprises de suivre le comportement des utilisateurs à un niveau très précis. Elles pouvaient identifier quelles pages ils avaient visité, le temps passé sur chacune d’entre elles et les actions qu’ils y avaient effectuées. 

Sans cookies, il devient donc plus difficile d’identifier les points de contact et CTA qui génèrent le plus de conversion on-site. Mais aussi de cibler les frictions qui peuvent faire perdre des opportunités commerciales à la marque.

Un monde sans données tierces

Pour finir, la fin des cookies tiers marque aussi celles des third-party data. Les données tierces sont celles qui sont collectées et partagées par d’autres sociétés. 

Or ces données sont généralement utilisées pour optimiser ses campagnes publicitaires auprès d’un public spécifique. Par exemple, un détaillant peut utiliser ce type de données pour envoyer ses annonces aux utilisateurs qui ont récemment recherché un produit ou qui ont démontré un intérêt pour une catégorie de produits.

Adopter un marketing intelligent pour collecter des données propriétaires

Avec la disparition des cookies, les marketeurs devront s’appuyer sur d’autres méthodes pour identifier les utilisateurs et comprendre leurs comportements. Ce qui peut paraître être un défi colossal à surmonter se révèlera, sur le long terme, une opportunité d’optimiser sa stratégie de collecte de données. 

Les entreprises vont ainsi devoir mettre en place de nouveaux outils pour collecter des données propriétaires plus fiables et complètes.

La gamification pour collecter de la données first party et zéro party

Les entreprises peuvent se concentrer sur la collecte de données partagées volontairement par leurs clients et prospects (que l’on appelle aussi données zéro party et données first party). En collectant des données directement auprès de leur audience, les spécialistes du marketing peuvent mieux comprendre leurs préférences et leurs comportements. Ils peuvent ensuite cibler leurs campagnes marketing plus efficacement. 

Les entreprises peuvent également œuvrer à l’élaboration de pratiques de data collection plus transparentes et éthiques. Le recours à des leviers interactifs comme le jeu marketing permet de rendre la collecte de données plus ludique. Mais il instaure aussi un lien de confiance plus fort entre la marque et ses clients.

Explorer les identifiants alternatifs

À mesure que les cookies tiers disparaissent, les annonceurs explorent des identifiants alternatifs pour suivre le comportement des utilisateurs. Ces derniers peuvent inclure les adresses e-mail, les identifiants d’appareil ou même les données hachées.

Attention néanmoins à respecter la confidentialité des utilisateurs et les réglementations en place. D’une manière générale, les annonceurs devront apprendre à trouver le bon équilibre entre la personnalisation de leurs campagnes marketing et le respect de la vie privée de leurs clients.

Unifier les données provenant de plusieurs sources

Des outils et techniques existent également pour extraire et unifier les données provenant de plusieurs sources. Tout l’intérêt de ces solutions est de faciliter la collecte et l’analyse des données comportementales sur tous les canaux utilisés par ses clients. Puis de pouvoir les activer plus efficacement pour créer et diffuser des campagnes publicitaires au bon endroit et auprès des bonnes personnes.

Conclusion

Si la transition vers un cookieless world peut être une période compliquée pour les spécialistes du marketing, elle offre également l’occasion de réévaluer leur stratégie de collecte de données. En adoptant des solutions et des stratégies moins intrusives et plus participatives, vous pourrez mieux connaître vos clients tout en conservant leur confiance.

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